Le rapport France Compétences 2025 détaille l’usage des 21,6 milliards € engagés en formation professionnelle en 2024. Il analyse l’apprentissage, le CPF et le PDC, et éclaire les impacts pour les organismes de formation et entreprises à Agen et Lot-et-Garonne.
21,6 milliards d’euros engagés en formation professionnelle
En 2024, 21,6 milliards d’euros ont été engagés pour la formation professionnelle, en légère baisse (-1,7 %) par rapport à 2023. Cette diminution s’explique principalement par :
- La révision des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage
- La suppression des aides aux contrats de professionnalisation
- L’encadrement renforcé de certains dispositifs
Cette régulation ne traduit pas un désengagement mais une volonté de stabiliser le système et de concentrer les financements sur les actions les plus efficaces.
Les mesures de régulation et leurs effets
Malgré la baisse des engagements, le nombre de contrats d’apprentissage a augmenté de 5 % en 2024, tandis que les contrats de professionnalisation ont chuté de 21 %. Cela impacte directement les priorités pour les organismes de formation.
L’apprentissage : pilier central du financement 2024
Avec 896 000 contrats engagés, l’apprentissage représente 72 % des financements.
Pour les organismes de formation, cela signifie :
- Adapter les formations aux besoins des entreprises
- Renforcer la qualité pédagogique
- Structurer des parcours professionnalisants solides
Coût et évolution des contrats d’apprentissage
- Coût moyen d’un contrat d’apprentissage : 17 400 €
- 52 % pour les coûts pédagogiques
- 34 % pour les aides aux entreprises
Le contrat de professionnalisation reste moins financé, à 6 960 € en moyenne, mais conserve un rôle stratégique pour certains profils.
CPF et dispositifs pour les actifs et demandeurs d’emploi
Le CPF reste un levier majeur, avec une hausse de 6 % des engagements financiers en 2024.
Deux évolutions majeures ont marqué l’année :
- Élargissement du catalogue au permis moto
- Instauration d’une participation financière obligatoire (PFO) pour les actifs occupés
Permis moto et participation financière obligatoire
- Le nombre de dossiers validés a augmenté de 45 % en début 2024, puis a reculé de 17 % sur le reste de l’année
- 34 % des dossiers CPF concernent les personnes inscrites à France Travail (demandeurs d’emploi)
Le CPF devient donc un outil stratégique pour l’accès à la formation des publics en recherche d’emploi.
Formation des salariés : PDC et PTP
En 2024, 3 milliards d’euros ont été consacrés à la formation des salariés :
- 84 % au titre du Plan de Développement des Compétences (PDC)
- 16 % au titre du Projet de Transition Professionnelle (PTP)
Durée, coût et valeur ajoutée
- Durée moyenne : 19 heures
- Coût moyen : 570 € pour le PDC
- Coût PTP : 30 100 € (incluant la rémunération du salarié à 64 %)
Ces formations courtes, ciblées et financées garantissent un impact direct sur l’activité et l’adaptation au poste de travail.
Impacts pour les organismes de formation et entreprises
Les évolutions 2024/2025 impliquent pour les entreprises :
- Anticiper leurs besoins de formation
- Sécuriser leurs obligations légales
- Optimiser le financement des formations
Pour les organismes de formation :
- Passer d’un rôle d’exécutant à partenaire stratégique
- Structurer l’offre et démontrer la valeur ajoutée des actions
- Adapter les formations aux nouveaux dispositifs (CPF, PDC, apprentissage)
Pourquoi continuer à investir dans la formation SST et sécurité en 2025
Malgré la régulation budgétaire, la prévention des risques professionnels reste une priorité légale et humaine.
Les formations en SST, prévention incendie et gestion des situations d’urgence :
- Répondent à des besoins concrets
- Garantissent la sécurité des salariés et des entreprises
- S’inscrivent dans la logique actuelle de financement efficace
Conclusion : un système plus exigeant, mais structuré
Le rapport France Compétences 2025 marque une phase de maturité du système de formation professionnelle :
- Les financements sont maintenus
- Les exigences qualité augmentent
- Les dispositifs sont mieux ciblés
Pour les entreprises et les organismes de formation, l’enjeu est clair : anticiper, structurer, et valoriser les formations pour rester compétitif et conforme aux obligations légales.

